Suppléments sportifs et tests sanguins à domicile : comprendre ce qui est réellement scientifique

Deux naturopathes québécois : Audio

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Suppléments et soutien à la performance
1. Suppléments couramment mentionnés
NAC (N-acétylcystéine)
Connu pour soutenir la fonction respiratoire. Il est parfois utilisé par des athlètes afin d’aider la respiration et la récupération.
Suppléments de protéines
Utilisés largement pour favoriser la réparation musculaire et la récupération après l’entraînement.
Créatine
L’un des suppléments sportifs les plus étudiés pour améliorer la force et la performance.

Important : les doses très élevées doivent être évitées.
2. Nouvelles avancées et soutien naturel
Ces dernières années, il y a eu des avancées importantes dans les boissons et suppléments combinant
sucre et électrolytes. Ces formulations peuvent soutenir l’hydratation et la performance lors
d’efforts d’endurance prolongés, comme les marathons.
La betterave (beetroot)
La betterave est riche en nitrates, qui augmentent la production d’oxyde nitrique dans l’organisme.
Cela peut contribuer à :
• améliorer la circulation sanguine
• soutenir l’endurance
• aider à réduire la pression artérielle
La betterave peut être consommée sous plusieurs formes : aliment entier, capsules, ou poudre/cristaux.
Les tests sanguins à domicile : l’histoire derrière une petite goutte de sang
Ce qui semble aujourd’hui très moderne — déposer quelques gouttes de sang sur une carte et envoyer le tout par la poste — repose en réalité sur une méthode scientifique bien établie.
Il ne s’agit pas d’une invention récente de l’industrie du mieux-être. Cette approche existe depuis plusieurs décennies et a été utilisée en médecine, en recherche, en santé publique, dans le contexte militaire et même en médecine spatiale.
1. L’origine : les années 1960
La méthode a été popularisée au début des années 1960 par le microbiologiste Dr Robert Guthrie. Il cherchait une solution simple à un problème majeur :
Comment dépister des millions de nouveau-nés pour certaines maladies, même lorsque les hôpitaux n’ont pas accès à des laboratoires spécialisés ?
La solution était remarquablement simple :
• on pique légèrement le talon du bébé
• on dépose quelques gouttes de sang sur un papier filtre spécial
• on laisse sécher l’échantillon
• on envoie la carte à un laboratoire centralisé
Cette technique a notamment permis le dépistage de la phénylcétonurie (PCU), une maladie génétique qui, sans traitement, peut entraîner de graves atteintes neurologiques. Grâce à cette méthode, de nombreux enfants ont pu être diagnostiqués rapidement et pris en charge à temps.
Aujourd’hui encore, le dépistage néonatal par gouttes de sang séché fait partie des pratiques courantes dans de nombreux systèmes de santé.
2. Pourquoi cette méthode a changé les choses
Le grand avantage du sang séché sur carte est qu’il répond à plusieurs contraintes logistiques en même temps.
Pas toujours besoin de réfrigération
Une fois séché, l’échantillon peut rester relativement stable pendant un certain temps.
Transport simplifié
Une petite carte peut être envoyée beaucoup plus facilement qu’un tube de sang liquide.
Très faible volume requis
Quelques gouttes suffisent pour certaines analyses.
Collecte possible en contexte éloigné
La méthode est pratique là où l’accès à une clinique ou à un laboratoire est limité.
3. L’intérêt pour le milieu militaire
Les milieux militaires ont rapidement compris l’intérêt de cette technique. Dans des environnements éloignés ou complexes — bases avancées, régions nordiques, navires, zones de déploiement — il n’est pas toujours réaliste d’effectuer des prélèvements sanguins classiques avec centrifugation, conservation à froid et transport rapide.
Avec les cartes de sang séché :
• un intervenant peut faire une simple piqûre au doigt
• l’échantillon peut sécher sur place
• il peut ensuite être expédié vers un laboratoire pour analyse
Cela a ouvert la porte à un meilleur suivi de certains marqueurs liés à la nutrition, à la fatigue, au stress physiologique ou à certaines infections, selon les protocoles utilisés.
4. La médecine spatiale
Le même raisonnement s’applique au contexte spatial. Dans l’espace, il est difficile d’avoir accès à toute l’infrastructure d’un laboratoire terrestre. Les astronautes disposent d’un environnement limité, avec peu d’espace, peu de matériel et des contraintes importantes concernant la conservation des échantillons.
Les échantillons de sang séché sont donc devenus particulièrement intéressants pour la recherche biomédicale en mission. Ils permettent de suivre certains changements physiologiques sans dépendre d’un prélèvement veineux traditionnel et d’une chaîne de transport complexe.
5. Une révolution aussi pour la santé publique
Dans plusieurs régions du monde, surtout dans les zones éloignées ou sous-desservies, cette méthode a permis d’améliorer l’accès au dépistage. Des intervenants peuvent recueillir un échantillon dans un village, une communauté isolée ou un contexte de terrain, puis l’envoyer à un centre spécialisé situé à grande distance.
Cela a contribué à élargir la portée de certains programmes de dépistage et de surveillance en santé.
6. La version moderne grand public
Au cours des dernières années, plusieurs entreprises ont adapté ce principe à des tests à domicile destinés au grand public. Dans ce contexte, une personne peut :
• se piquer le doigt à la maison
• déposer le sang sur une carte de séchage
• envoyer l’échantillon par la poste
• recevoir ensuite ses résultats
D’un point de vue scientifique, cette approche est réelle et crédible. Toutefois, il est important de comprendre qu’elle ne convient pas également à tous les paramètres biologiques.
Point important :
La technologie n’est pas du « n’importe quoi », mais certaines entreprises peuvent parfois aller plus loin que ce que les données scientifiques justifient vraiment. Autrement dit, la méthode est sérieuse, mais certaines promesses marketing méritent d’être examinées avec prudence.
7. Ce qu’il faut retenir
Les tests sanguins à domicile sur carte de sang séché ne sont pas une fantaisie récente. Ils s’appuient sur une méthode reconnue, utilisée depuis longtemps dans plusieurs domaines :
• dépistage néonatal
• recherche biomédicale
• santé publique
• médecine militaire
• médecine spatiale
Oui, il s’agit donc d’une méthode scientifique réelle. Non, ce n’est pas automatiquement équivalent à une prise de sang complète réalisée en laboratoire à partir de sang veineux. Tout dépend du biomarqueur mesuré, de la qualité du prélèvement, de la méthode analytique utilisée et de la rigueur du laboratoire.
Conclusion :
Le concept est solide sur le plan scientifique. Ce qui demande le plus d’esprit critique, ce n’est pas l’existence de la méthode elle-même, mais plutôt la façon dont certains tests sont présentés, interprétés ou commercialisés.

English

Supplements, Performance & Health

1
Supplements Commonly Discussed

• NAC (N-acetylcysteine): Known to support respiratory function; used by athletes to help with breathing and recovery.

• Protein Supplements: Widely used to support muscle repair and recovery after training.

• Creatine: One of the most studied sports supplements for improving strength and performance.

Important: Very high doses should be avoided.

2. New Developments & Natural Support

Major advances have been made in sports drinks and supplements combining sugar and electrolytes, which help support hydration and endurance performance (think : marathons).

Beets (Beetroot)

Rich in nitrates that increase nitric oxide, which can improve blood flow, support endurance, and help lower blood pressure. Available as whole food, capsules, or crystals/powders.

Health Monitoring: Dried Blood Spot (DBS)

Instead of drawing a vial of blood from a vein, a person pricks a finger, places drops of blood on filter paper or a special card, lets it dry, and mails it to a lab. This method has been used since the 1960s, famously for newborn screening (the heel-prick test).

Why it works scientifically

When blood dries on specialized paper, many molecules remain chemically stable. Labs can re-hydrate the sample and measure substances using mass spectrometry or immunoassays.

Reliable Markers:

  • Vitamin D & HbA1c
  • Certain Hormones
  • Fatty Acids (Omega-3)
  • Metabolic & Genetic markers

Less Reliable For:

  • Full metabolic panels
  • Electrolytes (Sodium/Potassium)
  • Many Enzymes
  • Inflammatory markers (CRP)

Note: If a company claims 50+ biomarkers from a finger drop, skepticism is reasonable. Many kits are not diagnostic and interpretations can be exaggerated.

Organization: Hungry Wire Academy

A non-profit organization focused on helping men improve Mental, Physical, and Spiritual health through retreats and educational programs. Inspired by figures like David Goggins (mental resilience) and Pierre Lavoie (endurance/health advocacy).

Experience: Approximately 10 years with the Canadian Forces in a performance and training context with a biomedical approach to health.

Why Perform Blood Tests?

  • Monitoring biomarkers of health is part of a good preventative strategy
  • Persons can be asymptomatic but have underlying issues (ex: LDL)
  • Tracking nutritional status and biomarkers over many years is valuable information
  • Identifying deficiencies or risk factors

Key Points – Supplements, Performance & Health

Supplements commonly discussed

  • NAC (N-acetylcysteine)
    Known to support respiratory function and is sometimes used by athletes to help with breathing and recovery.

  • Protein supplements
    Widely used to support muscle repair and recovery after training.

  • Creatine
    One of the most studied and recognized sports supplements for improving strength and performance.
    However, very high doses should be avoided.

New developments in sports nutrition

  • In recent years, there have been major advances in sports drinks and supplements combining sugar and electrolytes, which help support hydration and endurance performance.

Natural performance support

  • Beets (beetroot)
    Rich in nitrates that increase nitric oxide, which can:

    • Improve blood flow

    • Support endurance

    • Help lower blood pressure

    Available as:

    • Whole food

    • Capsules

    • Crystals/powders

Background and experience

  • Around 10 years of experience with the Canadian Forces in a performance or training context.

  • Biomedical interest and approach to health and performance.

Organization mentioned

  • Hungry Wire Academy (non-profit organization)
    Focused on helping men improve:

    • Mental health

    • Physical health

    • Spiritual well-being

    The organization also offers retreats and educational programs.

Health monitoring tools

  • Mail-in blood testing services
    Process:

    1. Client performs a finger-prick blood sample

    2. Blood is placed on a drying slide/card

    3. Sample is sent by mail for laboratory analysis

    4. Results are later provided to the client

Important communication reminder

  • Be careful with terminology and claims on websites.

  • The AQTN can review website content to help ensure wording remains appropriate and compliant.

Inspirational figures referenced

  • David Goggins – bestselling author known for mental resilience and extreme discipline.

  • Pierre Lavoie – Canadian endurance athlete promoting health and physical activity.

Discussion question raised

  • Why perform blood tests?
    Possible reasons include:

    • Monitoring biomarkers of health

    • Tracking nutritional status

    • Evaluating training adaptation

    • Identifying deficiencies or risk factors

The technique is called Dried Blood Spot testing (DBS).

Instead of drawing a vial of blood from a vein, a person:

  1. Pricks a finger

  2. Places drops of blood on filter paper or a special card

  3. Lets the blood dry

  4. Mails the card to a lab

  5. The lab extracts and analyzes the dried sample.

This method has actually been used since the 1960s in medicine.

A famous example is newborn screening, where babies are tested for genetic diseases using a heel-prick blood spot.


Why it works scientifically

When blood dries on specialized filter paper:

  • many molecules remain chemically stable

  • the sample can be re-hydrated and analyzed

  • labs can measure substances using mass spectrometry or immunoassays

So the basic science is legitimate.


What it can measure fairly well

Some markers work quite well with dried blood spots:

Examples:

• Vitamin D
• HbA1c (diabetes marker)
• Certain hormones
• Fatty acids (omega-3 index)
• Some infectious disease tests
• Genetic screening
• Certain metabolic markers

Many research studies use DBS because it’s easy to collect in the field.


What it does NOT measure well

This is where marketing can drift into over-selling.

Finger-prick dried samples are not ideal for many standard blood tests.

Problems include:

  • small sample volume

  • uneven drop size

  • drying variability

  • contamination

  • differences between capillary blood vs venous blood

Tests that often perform poorly or inconsistently with DBS include:

• full metabolic panels
• electrolytes (sodium, potassium)
• many enzymes
• some hormones
• inflammatory markers like CRP (sometimes unreliable)

So if a company claims 50+ biomarkers from a finger drop, skepticism is reasonable.


Another important limitation

Many direct-to-consumer kits:

  • are not diagnostic

  • may not be regulated the same way as hospital labs (in reality, the majority are not)  

  • sometimes provide interpretation that is questionable

The lab measurement might be valid, but the health interpretation can be exaggerated.